Personne n’a jamais sauté de joie en découvrant la ligne “mise en service” sur sa première facture d’électricité. Pourtant, ce passage obligé s’impose à tous, sans distinction : que vous soyez fidèle à EDF ou tenté par la concurrence, impossible d’y couper. Mais derrière ces frais apparemment gravés dans le marbre, quelques astuces permettent d’éviter les pièges les plus courants et d’alléger, parfois, la note.
Comprendre la mise en service de l’électricité et ses frais incontournables
La mise en service de l’électricité marque le vrai début de votre installation dans un nouveau logement. Que l’on emménage après une coupure ou suite à un déménagement, l’étape est incontournable. C’est Enedis qui gère cette opération sur la quasi-totalité du territoire, mais tout commence par la signature d’un contrat d’électricité auprès du fournisseur que vous choisissez, EDF ou concurrent. Impossible d’obtenir l’électricité sans avoir validé ce contrat en amont.
Selon votre situation, plusieurs formes de mise en service de compteur existent. Voici comment s’y retrouver parmi les options :
- Mise en service standard : intervention dans un délai de cinq jours ouvrés, c’est la formule la plus répandue et la moins coûteuse ;
- Mise en service express : intervention sous deux jours ouvrés, à un tarif plus élevé ;
- Mise en service urgente : intervention en 24 heures, réservée aux situations qui ne peuvent attendre, mais le prix grimpe nettement.
Le prix à payer dépend uniquement du délai que vous choisissez, jamais du fournisseur. Que vous passiez par EDF ou un concurrent, Enedis fixe la somme et l’ajoute à votre première facture d’électricité. Que votre logement soit équipé d’un compteur classique ou d’un compteur Linky, la règle reste identique.
Dans le cas d’un logement neuf, la marche est un peu plus haute. Il faut organiser le raccordement au réseau, ce qui implique la visite du Consuel pour valider la conformité de l’installation électrique. Par ailleurs, la puissance souscrite impacte directement le coût final de l’opération.
Le tarif réglementé de vente (TRV) ne prend jamais en charge ces frais : comparer les offres n’évitera donc pas ce poste sur la mise en service. Seuls le type d’intervention et le délai retenu font varier la facture finale.
Peut-on réellement éviter ou réduire les frais de mise en service EDF ?
Rien à faire pour échapper aux frais de mise en service EDF : ils sont imposés par Enedis à chaque ouverture de compteur, et aucun fournisseur ne propose d’offre exonérant ce montant. Tout simplement, la somme est intégralement reversée à Enedis. La grille tarifaire est publique, invariable, et vous la retrouverez sur la première facture d’électricité que vous soyez chez EDF ou ailleurs.
Cependant, certains choix permettent de limiter la dépense. Anticiper la souscription du contrat d’électricité dès la signature du bail ou de l’acte d’achat reste la meilleure parade. En demandant une mise en service standard, vous évitez la facture salée des interventions express ou urgentes, souvent provoquées par une demande trop tardive.
L’idée de pouvoir éviter les frais de mise en service EDF en changeant de fournisseur ne tient pas la route : aucun acteur du marché, ni EDF ni les alternatifs, ne propose d’offre sans ce frais réglementé. Ce montant n’a rien à voir avec une marge ou une politique commerciale, il s’agit d’une obligation légale.
Une porte reste ouverte pour certains foyers : le chèque énergie. Cette aide nationale peut servir à payer la facture d’électricité, et donc à couvrir les frais de mise en service. Si vous y avez droit, transmettez-le dès la première facture pour alléger la dépense du début.
Conseils pratiques et aides disponibles pour alléger votre facture, notamment en télétravail
L’essor du télétravail a changé la donne pour la consommation d’électricité à la maison. Ordinateurs, imprimantes, box internet : chaque équipement a un impact direct sur la facture d’électricité. Pour réduire cette hausse, plusieurs gestes simples et choix d’équipement font rapidement la différence : privilégier des appareils peu énergivores, comme un ordinateur portable à la place d’un fixe, installer des multiprises à interrupteur, remplacer les ampoules par des LED, ou encore choisir un thermostat connecté.
Le compteur Linky se révèle utile pour suivre sa consommation en temps réel, via l’application mobile ou l’espace client. On peut ainsi repérer les pics, ajuster ses habitudes et éviter les mauvaises surprises.
Pour adopter de bonnes pratiques au quotidien, quelques réflexes méritent d’être installés :
- Décaler le fonctionnement des appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle) sur les heures creuses, si votre contrat le permet.
- Utiliser le simulateur de consommation de votre fournisseur d’électricité pour ajuster la puissance souscrite en fonction de vos usages réels.
- Régler le chauffage à 19 °C dans l’espace de travail, et baisser la température dans les autres pièces pour éviter toute surconsommation.
Pour alléger la facture, plusieurs solutions existent. Le chèque énergie s’applique directement sur la facture d’électricité. Pour les travaux de rénovation ou l’installation d’appareils performants (meilleure isolation, panneaux solaires, chaudière moderne), il est possible de bénéficier de MaPrimeRénov et des certificats d’économies d’énergie. De plus en plus de foyers sautent le pas de l’autoconsommation, installant des équipements sur leur toit ou dans leur jardin pour produire une partie de leur électricité.
Adopter la facturation en ligne et choisir un paiement régulier, via mensualisation ou prélèvement automatique, permet de lisser la dépense sur l’année et d’éviter les variations brutales. En cas de doute, le service client de votre fournisseur est là pour vous guider dans l’optimisation de votre contrat ou pour toute question sur les démarches à suivre.
En matière d’électricité, chaque décision pèse, parfois plus qu’on ne le croit. À chacun de prendre la main sur sa consommation et d’écrire la suite, kilowatt après kilowatt.


