Un bouton poussoir est un mécanisme à contact momentané : la touche revient à sa position initiale dès qu’on la relâche. Un interrupteur classique, lui, maintient sa position (allumé ou éteint) après chaque action. Cette différence de fonctionnement mécanique conditionne le câblage, le matériel au tableau électrique et le nombre de points de commande possibles dans une pièce. Choisir entre un branchement bouton poussoir Legrand et un interrupteur classique dépend avant tout du schéma électrique visé.
Télérupteur et bouton poussoir : le couple technique à comprendre
Un bouton poussoir ne fonctionne pas seul. Il envoie une impulsion brève à un télérupteur installé dans le tableau électrique. C’est le télérupteur qui mémorise l’état du circuit (ouvert ou fermé) et commande réellement l’éclairage.
A découvrir également : Optimiser le rangement de votre aspirateur dans un placard avec ces astuces
Un interrupteur classique, en revanche, coupe ou rétablit directement le courant sur le fil de phase. Il n’a besoin d’aucun module supplémentaire au tableau.
Cette distinction a des conséquences concrètes sur le coût et la complexité du branchement. Avec un bouton poussoir Legrand, il faut prévoir l’achat et le raccordement d’un télérupteur (unipolaire ou bipolaire selon le circuit). Avec un interrupteur simple allumage ou un va-et-vient, le câblage se fait directement entre le mécanisme mural et le luminaire, via le disjoncteur de protection.
A lire en complément : Mal de dos : matelas mousse ou ressort ? Conseils pour choisir

Schéma électrique bouton poussoir Legrand : câblage pas à pas
Le branchement d’un bouton poussoir suit un schéma précis, différent de celui d’un interrupteur va-et-vient.
Fils nécessaires au mécanisme mural
Chaque bouton poussoir reçoit deux fils : un fil de phase (en amont) et un fil de retour vers la borne « commande » du télérupteur. Quand on appuie, le contact se ferme brièvement et envoie l’impulsion au télérupteur. Quand on relâche, le contact s’ouvre à nouveau.
Raccordement au télérupteur dans le tableau
Au tableau, le télérupteur comporte généralement quatre bornes :
- La borne d’alimentation (phase provenant du disjoncteur de protection)
- La borne de sortie vers le ou les points lumineux
- La borne de commande (retour bouton poussoir)
- La borne neutre pour alimenter la bobine du télérupteur
Le fil neutre du circuit lumineux passe directement par le bornier du tableau sans transiter par le télérupteur. Le disjoncteur de protection du circuit est limité à huit points lumineux maximum par circuit selon la norme NF C 15-100 (édition août 2024, applicable depuis août 2025).
Interrupteur classique ou bouton poussoir : critères de choix selon le nombre de commandes
Le vrai critère de décision, c’est le nombre de points de commande souhaités pour un même éclairage.
Avec un seul point de commande, un interrupteur simple allumage suffit. Le câblage est minimal, le coût aussi. Installer un bouton poussoir avec télérupteur pour commander un seul luminaire depuis un seul endroit n’apporte aucun avantage fonctionnel et ajoute un module au tableau.
Avec deux points de commande, le montage va-et-vient (deux interrupteurs reliés par des fils navettes) reste la solution la plus courante. Le câblage ne nécessite pas de télérupteur.
C’est à partir de trois points de commande ou plus que le bouton poussoir devient pertinent. Un montage va-et-vient à trois points exige un permutateur, ce qui complique fortement le câblage. Avec des boutons poussoirs, il suffit de câbler chaque poussoir en parallèle sur la borne de commande du télérupteur. Ajouter un quatrième ou un cinquième point de commande ne change rien au schéma de base : on tire simplement un fil supplémentaire jusqu’au nouveau poussoir.

Branchement bouton poussoir Legrand : gammes compatibles et spécificités
Chez Legrand, les boutons poussoirs existent dans les principales gammes d’appareillage mural. La gamme Céliane propose des poussoirs simples et doubles (référencés en 6A), disponibles en blanc, titane ou noir. La gamme Dooxie, positionnée sur un segment plus accessible, offre des poussoirs doubles 6A en finition blanche ou aluminium.
Un point à vérifier lors du choix : seuls les interrupteurs peuvent recevoir un voyant témoin indiquant l’état du circuit d’éclairage. Legrand propose des poussoirs lumineux (avec voyant intégré), mais leur fonction diffère. Le voyant d’un poussoir lumineux sert de repère dans l’obscurité, pas d’indicateur de l’état allumé/éteint du luminaire.
Pour une installation où la visualisation de l’état de l’éclairage compte (commande d’un éclairage extérieur depuis l’intérieur, par exemple), un interrupteur avec voyant témoin reste plus adapté qu’un bouton poussoir.
TVA réduite sur les travaux d’éclairage en rénovation
Les travaux portant sur le remplacement d’interrupteurs par des boutons poussoirs avec télérupteur bénéficient d’un taux de TVA intermédiaire à 10 % dans les logements achevés depuis plus de deux ans, conformément à l’article 279-0 bis du CGI. Cette TVA réduite s’applique aussi bien à la fourniture qu’à la pose, à condition que l’installation soit réalisée par un professionnel.
Depuis février 2025, l’attestation CERFA 1301-SD/1300-SD n’est plus exigée pour bénéficier de ce taux réduit. La preuve de l’ancienneté du logement et la mention adéquate sur la facture suffisent. Ce point allège la démarche administrative pour les petits travaux d’électricité comme le passage d’un interrupteur classique à un montage bouton poussoir avec télérupteur.
Le choix entre interrupteur classique et bouton poussoir Legrand se résume à une question de configuration : nombre de points de commande, présence ou non d’un télérupteur existant, et besoin de voyant témoin. Pour une commande unique, l’interrupteur simple reste le choix le plus direct. Dès trois commandes pour un même éclairage, le branchement bouton poussoir avec télérupteur simplifie le câblage et facilite toute extension future du circuit.

